
Les lendemains d’horreur peuvent réserver des paradoxes visuels surréalistes. D’un côté, sur la place centrale à côté du casino et de la patinoire à l’air libre, des élégantes en manteau de fourrure sirotent leur prosecco sur une terrasse au soleil, alors que des skieurs affairés attendent la navette qui les emmènera sur des pistes peu blanchies pour la saison.
De l’autre côté, à peine 500 mètres plus loin, l’ambiance est pesante. Passants livides et familles de victimes hagardes continuent à converger vers un rond-point à proximité immédiate du bar de nuit Le Constellation. Jeudi 1er janvier, au moins 40 personnes, des jeunes pour la plupart, venus fêter le Nouvel An, y ont trouvé la mort dans un incendie. Devant les bâches blanches de la police scientifique, beaucoup déposent, en hommage, fleurs, étoiles de Noël, peluches et bougies. Sur les messages manuscrits, on peut lire « Reposez en paix auprès des étoiles », ou encore « Prions pour les familles, les blessés et les autorités locales ».
Les enquêteurs continuaient, samedi 3 janvier, leur long travail d’identification des corps et de recherche des raisons du drame. Le chef de la police cantonale du Valais, Frédéric Gisler, a indiqué devant la presse vendredi que 113 des 119 blessés (suisses, français, italiens, serbes, belge…) avaient pu être « formellement » identifiés. Ils sont traités dans plusieurs hôpitaux en Suisse, mais aussi en France, en Italie ou en Allemagne. Face à la montée des interrogations sur les circonstances du drame, les autorités du canton du Valais ont donné un peu plus d’informations, vendredi, suivant une communication appliquée, mais parcimonieuse.
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