
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Un nouveau départ. On avait laissé le jeune Spike (Alfie Williams), à la fin de 28 ans plus tard, de Danny Boyle, sorti en juin 2025, loin de l’île où il s’était réfugié avec une petite communauté, après la dissémination d’un virus échappé d’un laboratoire d’armement biologique. Après la mort de sa mère, voilà le garçon parti s’aventurer seul sur la terre ferme, malgré la présence de hordes de zombies infectés en liberté, prêts à dévorer tout ce qui bouge.
Mal lui en a pris, serait-on tenté de penser, passé les premières minutes malaisantes de ce deuxième volet de la trilogie qui s’inscrit dans la saga postapocalyptique britannique inaugurée en 2003. La compagnie de Jimmy Crystal (Jack O’Connell) et de ses Fingers, découverts à la toute fin du film précédent, se révèle en tout cas moins bienveillante qu’espérée. Comme épreuve préliminaire à son intégration, Spike est d’entrée soumis à un combat à mort contre un autre membre de la bande plus aguerri. Et son chemin de croix au cœur d’un futur dévasté ne fait que commencer.
A la manœuvre sur le premier et le dernier volet de cette trilogie, Danny Boyle laisse cette fois la main à Nia DaCosta, qui s’était déjà essayée à l’horreur avec brio sur une nouvelle version de Candyman (2021). La réalisatrice américaine livre avec Le Temple des morts un film qui s’intègre parfaitement dans la continuité de 28 ans plus tard tout en s’en démarquant légèrement, aidé par la sophistication d’une mise en scène qui manie à la fois une certaine poésie spectaculaire et une crudité sanguinolente dérangeante.
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