178 personnes ont été interpellées dans le cadre d’une opération d’ampleur nationale, soupçonnées de diffusion et de partage de contenus à caractère pédocriminel, ou d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs, a appris BFMTV de la gendarmerie ce jeudi 9 juillet, confirmant une information du Figaro. Tous les suspects étaient des utilisateurs du site de rencontres en ligne Coco et sont âgés de 20 à 60 ans.
Au total, 185.853 photographies et 23.597 vidéos ont été saisies, détaille la gendarmerie. Plus de 700 gendarmes ont été mobilisés sur cette opération.
La suite de l’opération de démantèlement de Coco.fr
L’opération a été menée par les gendarmes de l’unité nationale Cyber (UNCyber). Ces interpellations sont le fruit d’un long travail des forces de l’ordre et constitue la deuxième phase de l’opération qui avait débuté par la fermeture et le démantèlement du site de rencontres Coco.
Coco.fr, ou Coco.gg, était un site de rencontres en ligne français, notoirement fréquenté par des pédocriminels. La plateforme était libre d’accès et ne nécessitait aucune vérification d’identité lors de la création des profils. La modération y était également insuffisante: les utilisateurs exclus pour des agissements illicites sur la plateforme pouvaient systématiquement la réintégrer en échange du paiement d’une « amende » ou via un système « Premium ».
La plateforme, accusée d’avoir facilité la commission d’agressions sexuelles, notamment dans l’affaire Pelicot, a été démantelée en juin 2024. Une information judiciaire avait alors été ouverte conjointement par les sections de lutte contre la cybercriminalité et de lutte contre la criminalité organisée financière sur les infractions d’administration de plateforme en ligne permettant des transactions illicites et de blanchiment.
Un nouveau site Cocoland.cc
Officiellement fermé en 2024, le site Coco.gg est ensuite réapparu sous le nom Cocoland.cc. La plateforme, désormais hébergée en Ukraine, reprend les mêmes mentions légales et le même design, ainsi que le même fonctionnement sans identification.
Le site se défend néanmoins d’encourager ou de tolérer des « comportements illicites » et assure avoir renforcé sa modération. Des procédures ont d’ores et déjà été lancées pour fermer ce Coco 2.0, notamment par la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah el Haïry.
D’autres clones ont été repérés, sous des noms divers. Certains font eux aussi l’objet de signalements.
Article original publié sur BFMTV.com




